Douane et biosécurité en Australie : que pouvez-vous apporter ?
Dernière mise à jour: Mars 2026

À l’arrivée en Australie, certains aliments, médicaments, produits animaux ou végétaux, objets en bois et biens achetés à l’étranger peuvent devoir être déclarés. Les contrôles à la frontière sont stricts, et une erreur peut entraîner la saisie d’un produit, une amende ou d’autres complications.
Dans ce guide, nous vous expliquons ce qu’il faut vérifier avant le départ, ce qui doit être déclaré et comment éviter les erreurs les plus fréquentes. Avant votre voyage, pensez aussi à vérifier votre e-visa Australie et l’ensemble de vos formalités d’entrée.
Ce guide est fourni à titre informatif et ne remplace ni les instructions officielles ni la décision des autorités compétentes. Les règles australiennes en matière de douane et de biosécurité peuvent évoluer. En cas de doute, vérifiez toujours votre situation avant le départ auprès des autorités compétentes.
Équipe Voyage Australie
Rédaction spécialisée dans les guides pratiques pour préparer un voyage en Australie. Cet article a été relu sur la base des sources officielles australiennes afin d’aider les voyageurs à comprendre les règles de douane, de biosécurité et les démarches utiles avant le départ. À propos.
Dans ce guide :
- En bref : les points essentiels
- Douane et biosécurité : quelle différence ?
- Faut-il déclarer certains objets à l’arrivée ?
- Nourriture : ce que les voyageurs sous-estiment le plus
- Produits animaux, végétaux, bois et souvenirs
- Médicaments, substances et compléments
- Alcool, tabac et achats : les règles douanières
- Incoming Passenger Card : comment bien répondre
- Que risque-t-on en cas de non-déclaration ?
- Avant le départ : comment éviter une erreur
En bref : douane et biosécurité, les points essentiels
- Tous les voyageurs doivent compléter un Incoming Passenger Card à l’arrivée en Australie. Dans certains cas, une déclaration numérique peut être proposée selon les modalités en vigueur au moment du voyage.
- En cas de doute, il vaut toujours mieux déclarer. Un objet déclaré peut être inspecté puis autorisé, traité, réexpédié ou détruit selon le risque évalué par les agents. Un objet non déclaré peut entraîner une sanction.
- Nourriture, produits animaux, végétaux, bois et équipements sales (chaussures, matériel de randonnée) sont parmi les catégories les plus contrôlées à l’arrivée.
- Alcool, tabac et valeur totale des biens achetés à l’étranger relèvent principalement des règles douanières classiques, avec des franchises précises.
- Pour les produits non clairement listés dans les guides officiels, l’outil BICON (Biosecurity Import Conditions) permet de vérifier les conditions d’importation avant le départ.
- Ce guide ne remplace pas une vérification officielle pour les produits spécifiques ou les situations particulières.
Douane et biosécurité en Australie : quelle différence ?
Beaucoup de voyageurs assimilent les deux notions. En pratique, elles recouvrent des logiques distinctes, même si elles s’appliquent simultanément à l’arrivée.
Ce qui relève principalement de la douane
La douane australienne, gérée par l’Australian Border Force (ABF), s’intéresse principalement aux aspects financiers et réglementaires de ce que vous transportez :
- la valeur totale des biens achetés à l’étranger
- les franchises pour l’alcool et le tabac
- les devises supérieures à 10 000 AUD
- les articles soumis à droit de douane ou à restrictions d’importation (certaines armes, produits de contrefaçon, substances contrôlées)
Ces règles concernent aussi bien les articles neufs qu’usagés.
Ce qui relève principalement de la biosécurité
La biosécurité, gérée par le Department of Agriculture, Fisheries and Forestry (DAFF), vise à protéger l’Australie des risques biologiques : maladies animales, parasites, espèces invasives, agents pathogènes. Elle s’applique notamment aux :
- aliments
- produits d’origine animale ou végétale
- objets en bois
- graines et plantes
- équipements souillés de terre ou de matières organiques
Contrairement à la douane, la biosécurité ne se préoccupe pas de la valeur marchande : un fruit frais importé sans déclaration représente un risque même s’il ne vaut rien.
Pourquoi cette distinction est importante pour les voyageurs
Un même objet peut être soumis aux deux régimes simultanément. Une bouteille de vin rentre dans la franchise alcool (douane) mais doit aussi être déclarée si vous en transportez plus que la limite autorisée. Un souvenir en bois sculpté peut être admis sans taxe (douane) mais nécessiter une inspection biosécurité. Un médicament personnel est généralement exempt de droits de douane mais peut requérir une vérification réglementaire selon sa composition. Comprendre cette dualité aide à mieux préparer sa déclaration d’arrivée.
Faut-il déclarer certains objets à l’arrivée ?
Oui, si vous transportez des articles à risque
À l’arrivée en Australie, chaque passager doit compléter une déclaration. Celle-ci couvre notamment :
- les aliments de toute nature
- les produits d’origine animale ou végétale
- les médicaments et substances
- les biens achetés à l’étranger dépassant la franchise applicable
- les devises importantes
- les armes ou objets potentiellement dangereux
- tout article dont vous n’êtes pas certain qu’il peut entrer librement
La déclaration ne concerne pas uniquement ce que vous avez dans votre bagage en soute : elle inclut également les articles dans votre bagage à main et sur vous.
Que se passe-t-il après la déclaration ?
Déclarer un article ne signifie pas qu’il sera automatiquement confisqué. Selon la nature du produit et le risque évalué, l’agent peut :
- l’inspecter et l’autoriser sans condition
- l’autoriser après traitement (par exemple, nettoyage d’une chaussure souillée)
- le mettre en quarantaine
- le refuser à l’entrée et vous proposer de le réexpédier
- le saisir si le risque est jugé trop élevé
Dans tous les cas, déclarer est la démarche qui vous protège d’une sanction pour non-déclaration.
En cas de doute, déclarez
Les sources officielles australiennes le rappellent systématiquement : si vous avez le moindre doute sur un produit, la bonne décision est de le déclarer. Les autorités australiennes indiquent que vous ne serez pas pénalisé si vous déclarez et présentez tous vos biens à l’arrivée, même si certains ne sont finalement pas autorisés à entrer en Australie. En revanche, l’absence de déclaration ou une déclaration inexacte peut entraîner une sanction. Le principe directeur est simple : déclarer ne coûte rien, ne pas déclarer peut coûter cher.
Nourriture : ce que les voyageurs sous-estiment le plus
La nourriture est la catégorie qui génère le plus de contrôles et de problèmes à l’arrivée en Australie. La plupart des voyageurs ne réalisent pas que même de petites quantités de produits alimentaires, y compris des en-cas ou des ingrédients de cuisine, peuvent être soumis à déclaration et contrôle.
Les produits qui posent le plus souvent problème
Parmi les aliments les plus fréquemment interceptés ou refusés, on trouve :
- viandes et charcuteries (y compris en conserve ou sous vide)
- produits laitiers (fromages, yaourts, lait en poudre)
- fruits et légumes frais
- noix, graines et légumineuses
- produits maison ou artisanaux non emballés industriellement
- épices et herbes aromatiques contenant des parties végétales entières
Les aliments faits maison, les plats préparés maison et de nombreux produits artisanaux sont particulièrement sensibles : en pratique, ils posent souvent davantage de difficultés que les produits industriels clairement identifiables. Le traitement à l’arrivée dépend du type de produit, de son conditionnement et de son pays d’origine.
Les produits emballés ou industriels : prudence
Une erreur fréquente consiste à supposer qu’un produit emballé industriellement et portant des étiquettes commerciales est automatiquement admis. Ce n’est pas toujours le cas. Un produit emballé peut toujours contenir des ingrédients ou des composants soumis à déclaration ou à restriction selon les règles australiennes. L’emballage facilite parfois l’évaluation par les agents, mais ne constitue pas en soi une garantie d’admission. Si vous n’êtes pas certain de la composition d’un produit ou de son statut d’importation, la règle reste la même : déclarez-le.
Le bon réflexe : vérifier le produit exact ou le déclarer
L’outil officiel BICON (Biosecurity Import Conditions database), disponible sur le site du Department of Agriculture, permet de rechercher les conditions d’importation pour un produit précis avant le départ. C’est la méthode la plus fiable pour éviter une surprise à l’arrivée. Le guide officiel « Can you bring it in? » de l’ABF offre également une première orientation rapide. Consultez BICON en cas de doute sur un produit alimentaire spécifique.
Produits animaux, végétaux, bois et souvenirs : les autres objets sensibles

Graines, fleurs, plantes et objets en bois
Tout matériel végétal est potentiellement soumis à contrôle biosécurité à l’arrivée. Cela inclut :
- les graines (y compris celles utilisées comme épices ou décoration)
- les fleurs séchées ou fraîches
- les feuilles, brindilles ou parties de plantes
- les objets décoratifs en bois non traité
- les souvenirs à base de matériaux végétaux
Les objets en bois, même travaillés ou décoratifs, peuvent nécessiter une déclaration et une évaluation à l’arrivée selon leur nature, leur traitement et leur origine. Le traitement ultérieur ou la saisie dépend de l’évaluation des agents à l’arrivée.
Produits d’origine animale, cuir, plumes, coquillages
Les produits d’origine animale couvrent un spectre large :
- cuir et peaux (travaillés ou non)
- plumes et duvet
- laine et fibres animales non transformées
- coquillages et coraux
- os et dents
- produits à base de viande séchée ou traitée
Certains souvenirs achetés à l’étranger peuvent entrer dans ces catégories sans que le voyageur en soit conscient. En cas de doute sur l’origine d’un matériau, la déclaration reste la bonne démarche. Certains produits peuvent également être soumis à la Convention CITES sur le commerce des espèces menacées : vérifiez avant d’acheter si l’objet concerne des espèces protégées.
Chaussures, vêtements ou matériel salis par la terre ou un usage rural
Un aspect souvent négligé concerne les équipements de plein air : chaussures de randonnée, matériel de camping, vélos, équipements sportifs ayant été utilisés dans la nature ou en milieu rural. La terre, la boue, les débris végétaux ou la présence de matière organique sur ces objets peuvent représenter un risque biosécurité. Les autorités australiennes recommandent de nettoyer soigneusement ce type d’équipement avant le départ et de le déclarer à l’arrivée si vous avez utilisé du matériel en milieu naturel. Un équipement propre et déclaré pourra être évalué plus facilement à l’arrivée, mais la décision finale appartient toujours aux agents compétents.
Médicaments, substances et compléments : prudence

Médicaments personnels : ce qui est souvent admis sous conditions
De nombreux médicaments et dispositifs médicaux peuvent être apportés en Australie pour votre usage personnel, ou pour celui d’un membre proche de votre famille voyageant avec vous, sous certaines conditions :
- conserver les produits dans leur emballage d’origine avec les étiquettes lisibles
- voyager avec l’ordonnance ou une lettre du médecin pour les médicaments sur prescription
- ne pas apporter plus de trois mois de traitement sans vérification complémentaire préalable
Produits sensibles ou réglementés
Certains médicaments courants dans d’autres pays sont soumis à des restrictions particulières en Australie. La codéine fait partie des substances réglementées en Australie. Si vous voyagez avec un médicament qui en contient, il est prudent d’emporter l’ordonnance correspondante et de vérifier à l’avance si des conditions particulières s’appliquent. Les substances psychotropes, certains analgésiques opioïdes, les stéroïdes anabolisants et les produits injectables peuvent faire l’objet d’une vérification renforcée. Les compléments alimentaires et produits à base de plantes peuvent également être concernés par les règles biosécurité si leur composition inclut des substances végétales ou animales.
Quand il faut des justificatifs ou une vérification préalable
Pour un traitement médical continu ou des médicaments potentiellement réglementés, une vérification auprès du Therapeutic Goods Administration (TGA) australien est conseillée avant le départ. Pour tout ce qui concerne les règles pratiques de transport (quantités, bagage cabine, liquides), consultez notre guide complet sur les médicaments à transporter en voyage.
Alcool, tabac et achats : les règles douanières à connaître

Ces catégories relèvent principalement des règles douanières classiques. Les seuils indiqués ci-dessous sont ceux publiés par l’Australian Border Force. Ils peuvent évoluer : vérifiez les informations en vigueur auprès de l’ABF avant votre voyage.
Les limites pour l’alcool
Les voyageurs âgés de 18 ans ou plus peuvent apporter jusqu’à 2,25 litres d’alcool en franchise de droits. Cela correspond environ à trois bouteilles de vin standard. Au-delà de cette limite, des droits de douane s’appliquent. Ces limites concernent l’alcool transporté sur soi ou dans les bagages accompagnés, y compris les éventuels achats effectués à l’étranger.
Les limites pour le tabac
Les voyageurs âgés de 18 ans ou plus peuvent apporter 25 cigarettes ou 25 grammes de tabac en franchise. Au-delà, des droits de douane s’appliquent. En Australie, le tabac est soumis à une fiscalité très élevée. L’entrée en Australie avec du tabac en grande quantité, même pour usage personnel, est soumise à des règles strictes.
La valeur totale des autres biens
La franchise sur les biens non commerciaux (articles achetés à l’étranger, cadeaux, souvenirs) est de 900 AUD par adulte et de 450 AUD pour les mineurs. Cette franchise s’applique à la valeur totale cumulée des biens, et non article par article. Au-delà de ces seuils, les biens doivent être déclarés et des droits peuvent s’appliquer. Les articles destinés à une revente commerciale ne bénéficient pas de la même franchise et doivent être déclarés séparément.
Incoming Passenger Card : comment bien répondre
Ce que vous devez réellement déclarer
Tous les voyageurs doivent compléter un Incoming Passenger Card (IPC) à l’arrivée. Dans certains cas, une déclaration numérique peut être proposée selon les modalités en vigueur au moment du voyage. L’IPC pose des questions précises que les voyageurs sont parfois tentés de survoler. Les questions portent notamment sur :
- la présence de viande, volaille, poisson, fruits, légumes, noix ou produits laitiers
- des végétaux, graines, articles en bois ou produits d’origine animale
- des médicaments, stéroïdes ou substances contrôlées
- plus de 2 250 ml d’alcool ou 25 cigarettes
- des biens dépassant AUD 900 par adulte
- plus de AUD 10 000 en devises
- un contact avec des exploitations agricoles, des animaux d’élevage ou des zones de plein air dans les 30 jours précédant l’arrivée
Chaque case cochée « oui » ne déclenche pas une sanction : elle signale simplement que vos bagages seront orientés vers un contrôle. C’est précisément l’objet de la déclaration.
Déclarer n’est pas admettre une faute
Un point souvent mal compris : cocher « oui » sur une case ne signifie pas que vous avez commis une infraction. Cela signifie que vous informez les autorités de la présence d’un article potentiellement soumis à contrôle. Dans de nombreux cas, la déclaration conduit simplement à une vérification ou à une inspection rapide. La décision finale dépend toutefois de la nature du produit et de l’évaluation réalisée à l’arrivée. L’IPC est un outil de gestion des risques, pas un outil répressif pour les voyageurs de bonne foi.
Pourquoi il ne faut pas « tenter sa chance »
Certains voyageurs sont tentés de cocher « non » pour éviter d’être ralentis à l’arrivée. C’est une erreur. Les aéroports australiens disposent de systèmes de contrôle avancés : rayons X haute définition, chiens détecteurs spécialement entraînés pour la biosécurité alimentaire, et agents formés à l’identification de produits à risque. Un produit non déclaré et détecté expose à une amende significative, voire à des conséquences plus graves selon la nature de l’article. Le temps gagné à l’arrivée ne vaut pas le risque.
Que risque-t-on en cas de non-déclaration ?
Contrôle des bagages, rayons X et chiens détecteurs
À l’arrivée dans les aéroports australiens, les contrôles sont systématiques et technologiquement avancés. Les bagages de tous les passagers passent par des systèmes de radiographie. Des chiens détecteurs de biosécurité, entraînés à identifier les aliments, plantes et produits animaux, circulent dans les zones d’arrivée et peuvent signaler un bagage indépendamment de son occupant. Des fouilles aléatoires peuvent également être menées. Ces dispositifs permettent de détecter des produits que les voyageurs pensaient imperceptibles, y compris des aliments emballés ou de petites quantités de produits organiques.
Amendes, sanctions et conséquences possibles
En cas de fausse déclaration ou de non-déclaration de biens à risque, vous pouvez recevoir une infringement notice (amende administrative), dont le montant peut être significatif. Pour les violations plus graves, notamment l’importation délibérée de produits interdits ou le trafic de substances réglementées, les conséquences peuvent aller jusqu’à des poursuites pénales. Dans certaines situations, votre visa peut également être annulé, ce qui peut entraîner un refus d’entrée en Australie et, selon le cas, une impossibilité de retour pendant une certaine période. Ces situations concernent avant tout les infractions graves ou répétées, mais elles illustrent pourquoi la déclaration honnête reste la seule stratégie sans risque.
Pourquoi l’honnêteté reste la meilleure stratégie
Les autorités australiennes distinguent clairement entre les voyageurs de bonne foi, qui déclarent un article par précaution, et ceux qui tentent délibérément de contourner les contrôles. Un voyageur qui déclare un article susceptible de poser problème sera dans la grande majorité des cas traité avec pragmatisme : inspection, décision, et passage. Un voyageur dont un article non déclaré est détecté s’expose à une tout autre procédure, indépendamment de ses intentions initiales.
Avant le départ : comment éviter une erreur
Vérifier les objets sensibles avant de faire la valise
La meilleure façon d’éviter un problème à l’arrivée est d’anticiper avant de préparer ses bagages. Passez mentalement en revue les catégories à risque : aliments et ingrédients, médicaments, produits naturels ou artisanaux, équipements de plein air, souvenirs d’origine animale ou végétale. Pour chaque article dont vous n’êtes pas certain, posez-vous la question : « Est-ce que je saurais expliquer clairement ce que c’est et d’où ça vient ? » Si la réponse est incertaine, soit vous le laissez, soit vous le déclarez.
Conseil pratique : si le statut d’un produit n’est pas clair avant le départ, il est préférable de vérifier les conditions d’importation applicables via l’outil officiel BICON. Le lien est disponible dans le box Sources officielles de cette page.
Garder emballages, ordonnances et preuves utiles
Pour les articles dont vous anticipez qu’ils pourraient attirer l’attention des agents, quelques précautions simples facilitent le passage :
- conservez les emballages d’origine avec les étiquettes lisibles pour les aliments et médicaments
- gardez les ordonnances médicales ou une lettre de votre médecin pour les traitements réguliers
- notez le pays d’origine de vos achats ou souvenirs si vous pensez que cela pourrait être demandé
Ces éléments permettent aux agents d’évaluer plus rapidement le statut d’un article et de prendre une décision éclairée.
Si un objet n’est pas clair, vérifier BICON ou ne pas l’emporter
Si après vérification via BICON ou les guides officiels de l’ABF vous n’avez toujours pas de réponse claire sur un produit, la décision la plus prudente est de ne pas l’emporter. Un souvenir culinaire ou un médicament dont le statut est ambigu ne vaut pas le risque d’un incident à l’arrivée, d’une saisie ou d’une amende. Pour les médicaments indispensables, consultez le TGA australien et votre médecin avant le départ afin de disposer de toute la documentation nécessaire. Consultez également notre guide sur les liquides autorisés en bagage à main pour compléter votre préparation.
Avant de partir
- Vérifiez à l’avance les aliments, produits animaux, végétaux, objets en bois ou souvenirs naturels que vous souhaitez emporter.
- Nettoyez soigneusement les chaussures, poussettes, sacs, équipements de sport ou de randonnée ayant été en contact avec la terre, l’herbe ou des zones rurales.
- Conservez les médicaments dans leur emballage d’origine et gardez l’ordonnance ou une lettre médicale si le traitement est soumis à prescription. Consultez aussi notre guide sur les médicaments à transporter en voyage.
- Pour compléter votre préparation, relisez notre checklist des formalités Australie.
- Si un objet n’est pas clair, vérifiez sa situation dans BICON avant le départ.
- En cas d’incertitude à l’arrivée, déclarez le produit sur l’Incoming Passenger Card.
Sources officielles
- Australian Border Force – Incoming Passenger Card
- Australian Border Force – Declaring items when travelling to Australia
- Australian Border Force – Duty free
- Department of Agriculture, Fisheries and Forestry – Travelling to Australia
- DAFF – Bringing or mailing goods to Australia
- BICON – Biosecurity Import Conditions
- Therapeutic Goods Administration – Entering Australia with medicines
FAQ
- Peut-on apporter de la nourriture en Australie ?
Parfois, oui, mais de nombreux aliments doivent être déclarés et certains ne sont pas admis. Les produits frais, faits maison, d’origine animale ou végétale, ainsi que certains produits emballés, peuvent faire l’objet d’un contrôle. En cas de doute, il vaut mieux vérifier avant le départ ou déclarer le produit à l’arrivée.
- Faut-il déclarer des snacks ou produits emballés ?
Oui, cela peut être nécessaire. Le fait qu’un produit soit emballé, industriel ou transporté en petite quantité ne signifie pas automatiquement qu’il est dispensé de déclaration. Si vous n’êtes pas certain de sa situation, déclarez-le ou vérifiez sa catégorie dans BICON.
- Peut-on entrer avec des médicaments personnels ?
Dans de nombreux cas, oui, sous certaines conditions. Il est recommandé de conserver les médicaments dans leur emballage d’origine, d’emporter l’ordonnance ou une lettre du médecin pour les traitements soumis à prescription, et de ne pas apporter plus de trois mois de traitement sans vérification complémentaire.
- Quelles sont les limites pour l’alcool et le tabac ?
Pour les voyageurs de 18 ans ou plus, la franchise duty free prévoit notamment jusqu’à 2,25 litres de boissons alcoolisées et jusqu’à 25 cigarettes ou 25 grammes d’autres produits du tabac. Des limites distinctes s’appliquent également à la valeur totale des autres biens transportés.
- Que se passe-t-il si je déclare un objet à l’arrivée ?
La déclaration permet aux agents compétents d’évaluer le produit. Selon sa nature et le risque identifié, il peut être inspecté puis autorisé, traité, réexpédié ou détruit. Déclarer un objet ne signifie pas automatiquement qu’il sera confisqué.
- Que risque-t-on si l’on ne déclare pas un produit à risque ?
Une non-déclaration ou une fausse déclaration peut entraîner une amende, d’autres sanctions civiles ou pénales, et dans certains cas des conséquences sur le visa ou l’entrée en Australie. Il est donc plus prudent de déclarer un produit en cas de doute.
Vous préparez votre voyage en Australie ?
Au-delà des règles de douane et de biosécurité, pensez aussi à vérifier l’autorisation de voyage correspondant à votre passeport. Si vous êtes éligible à l’eVisitor (651), vous pouvez commencer votre demande avec notre assistance en français.
Commencer la demande eVisitor (651)Service privé d’assistance, non affilié au gouvernement australien. Aucune garantie d’approbation ni de délais : la décision finale appartient aux autorités compétentes.
Préparer son arrivée en Australie
Douane, biosécurité, médicaments, bagages et documents d’entrée : quelques vérifications simples avant le départ permettent d’éviter les erreurs les plus fréquentes à l’arrivée. Si vous êtes éligible à l’eVisitor (651), vous pouvez aussi démarrer votre demande avec notre assistance en français.
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